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La sclérose en plaques de son mari, par Sarah.

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« Bonjour,

Voici mon témoignage sur la SEP de mon époux.

Mon mari, alors âgé de 31 ans, a été diagnostiqué fin d'année 2014 suite à un malaise et une paralysie du côté gauche.
Je me souviens encore de cette journée maudite, où il est tombé devant nos enfants et moi j'étais au boulot à 75 km de là…

Bref, au départ, suspicion d'AVC : ils l'ont gardé 3 jours en observation, puis le troisième jour, ils m’ont demandé de le ramener à la maison sans plus de chichis, alors qu’il était toujours à moitié paralysé.

Moins de 24 heures après, je le faisais retourner aux urgences dans un état déplorable ! 
La semaine qui a suivi a été éprouvante. Personne ne posait un diagnostic précis. Un médecin lui a même demandé s'il avait fait des recherches sur ses symptômes sur le Net, à croire que personne ne voulait prononcer ces trois mots…
Après le diagnostic, ils lui ont laissé le choix du traitement, des injections ou des gélules deux fois par jour…
N'aimant pas les piqûres, il a choisi les gélules de Tecfidera®.
C’est un nouveau traitement, il n’y a pas beaucoup de recul dessus mais bon, c'était son choix.
Les 2 premiers mois ont été laborieux et les effets secondaires assez difficiles.
Depuis tout va pour le mieux. Il a récupéré toute sa mobilité et pratique du sport régulièrement.
Il supporte « bien » son traitement. On a même eu un troisième enfant.

Bon, je mentirais en disant que tout est comme avant car il fatigue plus vite et a parfois du mal à se concentrer, mais il a le moral et le mental pour se battre. Et il pratique le sport, dans l'espoir de ne plus jamais faire de crise.
Je le soutiens autant que je peux et tâche de veiller au mieux sur sa santé car il n'est pas toujours très sérieux. Mais je le comprends car il aimerait que tout redevienne comme avant, que tout ça ne soit qu’un mauvais rêve. »

Par Sarah.

Commentaires : 4 commentaires

Commentaires

  • Sarah,
    Bonjour, et merci pour ton témoignage. Mon épouse fait certainement la même chose que toi, j'ai 54 ans et vis avec la SEP depuis plus d'un quart de siècle, il y a des jours où je me demande pourquoi et comment elle tient le coup, être aidant n'est pas un devoir ni une sinécure. Donc, à vous tous aidants "Chapeau bas" et merci.
    Eric Coutou (ecoutou@gmail.com)

  • Sarah
    J'ai beaucoup apprécié votre message concernant la SEP de votre mari. J'ai aussi une SEP diagnostiquée en 1999 avec une première poussée en 1978. J'ai eu Avonex, Rebiff 44, Tecfidera comme traitement de fond. Aujourd'hui je suis sous Tysabri. Les effets indésirables les plus pénibles sont la fatigue et la difficulté de marcher (j'ai une canne). Je gère au mieux ma vie seul mais avec cette colocataire pas très sociable. (philippe.pavy@gmail.com)

  • Bonjour Sarah, merci d'avoir témoigné. Les conjoints sont d'une importance primordiale dans la maladie. Nombreux sont ceux qui ont connu les ruptures et les remises en cause malgré la maladie. Bravo d'avoir conservé tout ton amour et longue vie heureuse à toi et ton mari !

  • Bonjour; Tout à fait d'accord avec vous et j'en suis l'exemple. Mon ex-épouse ne m'a jamais accompagné chez le neurologue et les médecins. J'ai appris ma maladie seul, ai lutté contre elle seul et mon ex a demandé le divorce juste après mais je suis encore vivant.

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