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Le 15 janv. 2018
La sclérose en plaques, par Yvan.
« J'ai dorénavant
besoin d'une assistance. »

Lettre à mon ennemie intime.

« Ce matin, de bonne heure, tu étais déjà là. Des larmes de sang coulant sur mon visage, je me suis dit évidemment que tu allais encore faire des ravages. La nuit a été difficile, la fièvre en a profité pour s'installer en moi, à faire la maline.

Impossible de faire deux pas, coquine tu as encore eu raison de moi ! Déjà adolescent et avec le recul, je me suis dit que cela faisait un certain temps que mon corps basculait par moments. Mon docteur, à l'époque, avait mis ça sur le compte d'un manque de vitamines, seul son crayon avait bonne mine. Une pointe au milieu de mes reins a permis de mettre un nom sur mes problèmes quotidiens. Une photo de mon cerveau a suffi pour te reconnaître, à expliquer mon mal-être. Tu étais donc là, tapie au fond de moi, cachée, espérant peut-être que tu ne sois pas démasquée. Mais malgré les traitements, tu as réussi à me voler mon autonomie, à me rendre dépendant. Et tout cela sans assurance. J'ai dorénavant besoin d'une assistance. Tu as gagné quelques batailles, à mettre la pagaille dans ma vie, mais ne t'en fais pas, un jour ou l'autre je finirais bien par t'avoir, et je garde la tête haute. Inutile de te regarder dans un miroir, tu es vilaine, mais je garde espoir pour qu'un traitement te terrasse vraiment… Ne me réponds pas, je n'ai pas besoin de toi. C'est toi qui es venue me chercher, alors pourquoi en paierais-je les peaux cassées ? Oublie-moi, ennemie intime, tu n'as rien à faire chez moi, tu n'es pas dans mon estime. Tu n'es plus une anonyme… ».

Par Yvan (lire son dernier texte).


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