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Le 21 mars 2013

Brigitte nous parle de sa sclérose en plaques.

« Je me renferme sur moi même… »

« Bonjour à toutes et à tous,

Je viens de prendre connaissance de ce site dans un petit livret trouvé à l'hôpital où je me rends pour ma consultation de neurologie.
J'ai 50 ans cette année et je vis avec mon fils âgé de 20 ans que j'élève seule depuis mon divorce en 1993.

J'ai commencé à ressentir "des petits problèmes" pour marcher à partir de l'âge de 40 ans. Je me déplaçais de moins en moins loin et avec toujours plus de fatigue.
En 2006, au cours d'une sortie dans un grand parc d’attractions, les symptômes sont devenus plus importants. Je ne pouvais plus me déplacer qu'en donnant le bras à mon fils et je me suis retrouvée accroupie dans une attraction (je ne pouvais plus tenir debout).
Après un repos de 2 heures au centre de secours du parc, je me suis sentie mieux.

Depuis l'âge de 20 ans, j'ai une personnalité plus ou moins dépressive, un mal être, ou un problème psychologique mal défini aggravé aussi par ma situation personnelle (solitude, échecs sentimentaux, problèmes de logement, financiers, etc....) ce qui a retardé le diagnostic d'une maladie "physique".

En avril 2007, à ma demande, j'ai passé une IRM et une ponction lombaire et j'ai eu la confirmation de ce que je redoutais. J'ai une sclérose en plaques.
Actuellement, mon périmètre de marche est très variable, mon pied accroche de temps à autre.
Je ne conduis plus et je me rends à mon travail par transport adapté ou c'est mon fils qui fait le taxi.
Je n'ai pas de traitement car le neurologue indique qu'il s'agit d'une sclérose en plaques "bénigne" et je passe une IRM par an pour vérifier l'état de la lésion.

Moralement, je me renferme sur moi même, et je regarde le monde courir autour de moi dans tous les sens, et je reste plantée au milieu avec ma canne, figée dans le temps et l'espace.
Mais comme mon médecin m'a dit lors du diagnostic "il va vous falloir beaucoup de courage mais cela ne fait pas mourir". Je continue à me battre pour survivre. J'aimerai faire la connaissance de personnes avec une situation identique mais ce n'est pas évident car nous sommes vraiment tous différents. »

Par Brigitte, de Lille.

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Rediffusion du 02/02/2011.

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