La sclérose en plaques,
c'est vous qui en parlez le mieux.
Le 4 juin 2018
La sclérose en plaques, par Nicolas.

« Bonjour,

Mes premiers symptômes sont apparus en 2014 : cela a commencé par une légère perte de sensations au niveau des pieds… et le début des difficultés à marcher (problèmes très légers à l'époque, il fallait juste que je fasse attention en descendant les escaliers pour éviter de me casser la figure). Mais également un symptôme auquel je n'ai pas prêté attention à ce moment-là : il m'arrivait, très rarement, et quand j'étais couché, d'avoir une "décharge" dans la jambe droite.
Je  m'étais dit que j'en parlerai à l'occasion à mon médecin quand j'irai le voir.

Plus l’année avançait, plus mes problèmes de marche et de sensations augmentaient : je suis donc allé chez mon médecin.
Après une radio, on a constaté que j'avais une discopathie (un disque de la colonne vertébrale écrasé), et que le disque frottait contre des nerfs et provoquait une inflammation : cela expliquait mes symptômes. On a donc essayé de soigner l’inflammation des nerfs pour remédier à mes problèmes.

Au bout d'un moment, mon médecin "déclara forfait" et me renvoya vers un rhumatologue.
Je pris donc rendez-vous en février 2015 avec une rhumatologue, qui déclara qu'elle ne pouvait rien faire, et qu'il fallait que je voie rapidement un neurologue (elle prit elle-même le rendez-vous pour moi).
15 jours après, je consultais un neurologue, qui m'envoya à l’hôpital neurologique de Bron pour la semaine. Je suis donc allé passer 8 jours à l’hôpital où on me diagnostiqua une sclérose en plaques, et on me mit sous Tysabri® (non sans me prévenir des risques, et en m'informant que je ne dépasserai pas les 1 an 1/2 de traitement, étant positif au JC virus).
1 an après, on arrêta le Tysabri®. On confirma le type progressif d'emblée de ma sclérose, et après 6 mois sans traitement (hormis un petit flash de 3 jours de corticoïde pour me mettre un coup de fouet), je suis passé sous Rituximab®, traitement que je suis toujours actuellement.

D'un point de vue personnel, je continue à travailler à temps plein (je travaille dans un bureau). Mes collègues ayant vu mon état se dégrader progressivement, ils ont pu "s'adapter", et leur regard envers moi n'a pas changé.
Ma hiérarchie m'a également tenu un discours encourageant (j'ai, sur le coup, pensé que c'était juste du "politiquement correct", mais je me suis rendu compte par la suite que pour beaucoup de personnes, j'étais plutôt "chanceux"!).

Aujourd'hui, tout le monde joue le jeu : je communique mes dates de rendez-vous médicaux dès que je les ai, afin qu'on prévoie le planning de mon service en conséquence (le mieux que j'ai fait est de donner un rendez-vous 1 an à l’avance).
J'avoue m'être interrogé sur le ressenti de mes collègues et employeurs, et c'est mon ancien responsable qui m'a donné la meilleure réponse (je travaillais avec lui depuis plusieurs années, avant qu'il ne soit mon responsable) : il m'a simplement dit que j’étais moi… et que je le suis resté ! Et qu'au contraire, il m'admirait, car malgré la maladie, je n'avais pas changé, que ce soit au niveau personnel ou dans mon travail !

Après avoir discuté avec plusieurs personnes atteintes par cette m****, je me rends compte que ce que je prenais pour une réaction normale de mes proches, collègues de travail et employeurs… ne l'était pas pour tout le monde !
Mon comportement y est peut-être en partie pour quelque chose : même s'il y a des bas, je continue à vivre ma vie. Je n'hésite pas à expliquer ce que j'ai, en essayant d'ajouter une touche d'humour (du style "moi, au moins, j'ai la preuve que j'ai un cerveau, même s'il est en sale état").

Après, le fait d'avoir des symptômes visibles permanents peut aussi être un "avantage" vis-à-vis des gens que je rencontre (bien que je préfèrerais ne rien avoir…) : j'ai un releveur de pied (bon, d'accord, il ne se voit pas trop… hormis quand je suis en short), j'utilise des béquilles, et occasionnellement, un fauteuil roulant.
Je ne cherche pas à m'apitoyer sur mon sort et essaie de continuer à vivre et me débrouiller par moi-même (un peu trop, peut-être, je me suis pris dans les dents l'autre jour, de la part d'une collègue, que de toute façon, avec moi, tout allait toujours bien : elle venait de me donner un coup de main alors que j'avais refusé son aide).

Après, pour reprendre ce que m'a dit un neurologue de l'hôpital : "Il y a autant de types de sclérose que de malades !".
Je n'ai pas la prétention d'être un exemple, ou quoi que ce soit : je veux juste partager mon expérience.
D'un coté, si cela peut aider quelqu'un, tant mieux…; sinon, cela fait du bien aussi de se "confier".

Je me dis qu'au moins cette m**** n'est pas mortelle, et que si elle est incurable actuellement, il ne faut pas désespérer et croire en la recherche, afin qu'ils trouvent un jour, si ce n'est pas un remède définitif, au moins quelque chose qui nous permette de récupérer complètement, même si pour cela il faut suivre un traitement à vie (pour reconstituer cette myéline par exemple !).

Sur ce, bon courage à vous tous, et merci de m'avoir lu jusqu'au bout (en espérant ne pas vous avoir trop barbé avec "l'histoire de ma vie" ;) )

Par Nicolas.

Le 26 mai 2018
La sclérose en plaques, par Jennifer.
« Bonjour à tous, Je viens aujourd’hui pousser un énorme coup de gueule et je m’adresse à vous car je pense (et j’espère) que vous me comprendrez. Je vous avez dit lors de mon premier témoignage que j’étais adjoint administratif dans la Police. Cela ne s’est pas fait du jour au lendemain…

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Le 23 mai 2018
La sclérose en plaques, par Grégory.
« Bonjour, J'ai survolé la plupart de vos témoignages et je ne ferai pas un copier coller. Si ce soir je décide de témoigner, c'est que j'ai besoin d'exprimer quelque chose que personne ne sait écouter, ni entendre, voire pire cherche à faire taire…

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Le 21 mai 2018
La sclérose en plaques et le travail, par Chaynes.
« Bonjour, Difficile de m’orienter dans la vie. Juillet 2016, jeune diplômée en tant qu’aide-soignante, je me voyais future infirmière ou même plus… J’ai travaillé, de jour comme de nuit, dans différents établissements de santé en hôpital, clinique, EHPAD… J’aime mon métier, je m’occupais de mes patients du mieux que je pouvais, je prenais plaisir à le faire.

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Le 14 juin 2017
La sclérose en plaques, par Franck.
« Bonjour, Je profite de 2 minutes de temps de libre au bureau pour apporter ma contribution en témoignant aujourd'hui. Allons-y : C'était il y a 3 ans, à cette période de Noël, super comme cadeau ! J'avais 27 ans… Je ne vais pas vous raconter tous les examens et l'annonce de la maladie par ce neurologue qui se prenait pour le roi de l'univers… ça va vous saouler…

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Le 9 juin 2017
La sclérose en plaques et le travail, par François.
« Bonjour, Je suis en retraite, mais j'ai travaillé avec ma sclérose en plaques pendant 15 ans…

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Le 22 mai 2017
La sclérose en plaques, par Aline.
« Bonjour, J’ai 42 ans et j’ai une sclérose en plaques depuis 18 ans. Je tiens à dire, pour tous ceux et celles à qui on vient de leur annoncer le diagnostic, qu’il ne faut pas se laisser aller et qu’il faut combattre cette maladie. Sinon, on voit son état se dégrader vite…

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Le 7 juin 2015
La sclérose en plaques, par Karine.
« Bonjour, J'ai déjà témoigné à une époque où j'avais le moral, mais aujourd'hui, beaucoup moins. J'ai de gros problèmes au travail. Je vais vous faire un résumé. En décembre 2006, je signe un CDI de responsable de caisses dans une enseigne de bricolage. Mon travail est de m'occuper du coffre, des commandes monnaies, des prélèvements, des apports, des contrôles de caisses et d'établir les plannings des caissières.

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Le 12 sept. 2014
La sclérose en plaques, par Nadine.
« Bonjour, Jour de moral pas terrible, J’OSE écrire. Je ne connais rien de votre association, mais vous lire m’a fait du bien, alors merci ! Âgée de 56 ans, salariée, et atteinte d’une SEP diagnostiquée depuis 20 ans maintenant, je vis de “haut et de bas” avec ma maladie…

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Le 20 janv. 2014
La sclérose en plaques et la prévoyance, par Stéphanie.
« Bonjour, L’enjeu de ma petite histoire de salariée est de pouvoir maintenir ma rémunération malgré les aléas de la pathologie, car dans certains cas c’est possible, mais trop souvent ignoré ! Pour étayer, je vais vous raconter ma petite histoire.

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