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Le 11 oct. 2015
La sclérose en plaques en poésie, par Emmanuel.
« Pour les fauteuils roulant vers les tables,
en silence, et les cannes qui s'approchent
des chaises pour s’asseoir. »

Festival de… cannes… en fauteuil (juin 2006).
Pour les nominés au festival, pas d’escarre… (de langage).

« Les carrefours de couloirs aux mâtines se remplissent
De fauteuils anonymes et de cannes en errance
Qui marmonnent en coulisse d’insolites confidences
Ponctuées d’intervalles aux couinements qui glissent.

Béquilles et fauteuils, en dialogues insonores
Partagent leur solitude sur un brillant lino,
Et, comme la marée, rentrent et sortent du port
Qu’est leur chambre esseulée remplie de lourds sanglots.

Des senteurs de café amènent au réfectoire ;
Réglé au chronomètre, le bal enfin commence
Pour les fauteuils roulant vers les tables, en silence
Et les cannes qui s'approchent des chaises pour s’asseoir.

Ces curieux accessoires, de temps à autre vacillent
Révélant par ailleurs des penchants très humains.
Car un fauteuil roulant amoureux d'une béquille
La prit sur un coussin, lui roula un patin… !!!

La canne anglaise en bois au vernis délicat
Rouge de confusion sur le dos s’allongea,
Caressant doucement les roues de caoutchouc
Pour lesquelles elle s'éprit d'un amour tendre et fou !

Sous le regard des hommes, ils partirent un beau jour,
Sur des chemins semés de bosses et de trous
Pour un très long voyage, en faisant le grand tour  
Du parc Montsouris, canne dessus, roues dessous. »

Par Emmanuel Caen.

Rediffusion du 18/12/2007.

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