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Le 10 août 2014

Ma sclérose en plaques vue par Émilie.

« Ça m'empêche pas d'avoir
la pêche et une envie de croquer
la vie à pleine dent. »

Quand on apprend le diagnostic de la sclérose en plaques (SEP) :

« Bonsoir tout le monde,

Je trouve que dans l'ensemble les neuros donnent le diagnostic assez rapidement, faut dire que nos tâches à l'irm les aident plus qu'un peu.
Et bein cela fait deux ans jours pour jours que j'ai fait ma première poussée, une hémiplégie bras et jambe le lundi, je pouvais encore conduire, j'ai été chez l'hostéo car je pensais que c'était une sciatique, mais non l'hosteo m'a à peine manipulé.
Le mardi matin au moment de vouloir aller travailler, je traînais la jambe et marchais en appui sur le côtés droit, je monte dans ma voiture et là, impossible de contrôler ma jambe donc j'appelle le généraliste qui vient et trouve cela atypique m'envoie à l'hôpital et là commence la batterie d'examen IRM PL electroencéphalogramme… et les neuros me disent que j'ai comme de la mousse dans le cerveau ce qui obstru mon SNC, et il commence à me parler de la SEP, une semaine d'hosto, trois semaines d'arrêt. Je reprends le travail sans trop réfléchir. Décembre arrive avec un nouvel IRM et des nouvelles tâches de mousse RDV chez le neuro qui me dit "Ah ça c'est une SEP" je lui fais confirmer "J'ai la SEP alors ???" et lui me dit "faut encore attendre c'est un peu tôt pour le dire…" ça m'a tellement gonflé que j'ai demandé mon dossier médical, pris un RDV avec un autre neuro sur Créteil et là RDV le 7 février 2006, je m'en souviens comme si c'était hier, le neuro m'a posé des questions, regardé les IRM, j'en avais refaite une entre temps…et il garde mon dossier il ne peut me dire sans avis de ses collègues si c'est une SEP ou NON, je dois le rappeler la semaine suivante après la réunion avec ses collègues. 

Arrive la semaine suivante, je l'appelle, j'étais en congé et seule à la maison et là au téléphone il m'annonce : "C'est bien la Sclérose en plaques", je crois que je le savais au fond de moi, mais cette info je l'ai mis en suspens dans un petit coin de ma tête et pendant un an et demi je n'y pensais pas même si j'étais sous interféron et la grippe toutes les semaines et je voyais le neuro.
Il y a que depuis ma seconde poussée au mois de juin (NORB + diploplie), que j'arrive à dire "je suis malade, j'ai la SEP", mais ça m'empêche pas d'avoir la pêche et une envie de croquer la vie à pleine dent.

Bon week-end à toutes et tous. »

Par Émilie.

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Rediffusion du 16/10/2007.

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