La sclérose en plaques,
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Le 4 juil. 2020

La sclérose en plaques, par Tcham.

« Notre amour était plus fort
que cette maladie. »

« Bonjour à tous,

Tout d'abord je tiens à m'excuser d'avance pour deux raisons :
- Je ne sais pas écrire de beaux textes et mon témoignage risque d'être écrit tel que je le pense, sans tournure particulière (et sans doute avec quelques fautes…).
- Mon témoignage n'a pas pour but d'être réconfortant ou du moins il n'est pas très positif, peut-être même que je n'ai pas ma place parmi vous qui m'avez l'air tous "heureux" ou du moins que vous le vivez bien…

Voilà, je me présente je m'appelle Tcham, j'ai fêté mes 25 ans fin septembre, je vis avec l'homme de ma vie depuis bientôt 6 ans qui a une fille de 6 ans que j'aime plus que tout.
Je rentre de chez ma famille où j'ai passé le réveillon de Noël, je voulais me reposer mais mes pensées se tournent toujours vers cette maladie que vous appelez la "SEP", moi je l'appelle toujours sclérose en plaques car je ne veux pas de familiarité avec elle, j'aimerais mettre une distance entre elle et moi…
Me voilà donc en train de lire vos témoignages, qui désolé de vous le dire ne m'encouragent pas plus que cela, je suis contente de lire que pour beaucoup vous avez réussi à faire face et que la maladie n'a pas pris le dessus sur votre vie, bien au contraire. Cependant je ne comprends pas comment vous faites, pourquoi je ne vois pas les choses comme vous… c'est pourquoi je tenais à témoigner (peut-être par égoïsme car je ne pense pas transmettre un message encourageant) en me disant que cela pourrait me donner une autre vision de la maladie.
C'est tout récent pour moi, c'est peut-être pour ça que j'ai encore du mal, tout comme le fait d'utiliser votre vocabulaire (sep, sepiens, bolus…).

En effet, j'ai débuté une formation en septembre d'auxiliaire de puériculture (ap) qui alterne un mois d'école et un mois de stage. J'ai donc fait mon premier stage en octobre dans une petite clinique près de chez moi.
C'est là que tout a débuté, j'ai commencé à être très fatiguée puis rapidement des vertiges sont apparus. Je pensais que c'était dû à mon stage car je faisais des journées de 10 heures donc je me suis dit que c'était forcément dû au changement de rythme que je ne m'y habituais pas (puis c'est pas facile ce métier d'ap !). Je me rends donc chez mon médecin sans trop d'inquiétude qui lui aussi pense à un manque de vitamines et de fer (il me prescrit tout de même une prise de sang qui ne révèlera rien) et me donne donc du magnésium à prendre.
Je poursuis donc mon stage mais mon état ne fait qu'empirer je commence à perdre l'équilibre, les vertiges sont de plus en plus importants, mais encore une fois, je ne m'inquiète pas plus que ça surtout que tout mon entourage et même les internes de la clinique pensent à un problème d'oreille interne. Je retourne tout de même voir mon médecin pour qu'il me confirme cette hypothèse, cependant il a été catégorique : ce n'est pas ça. Il prévoit de me faire passer une IRM cérébrale si cela ne va pas mieux et de faire vérifier ma vue entre temps.
J'ai donc terminé mon stage et repris l'école avec beaucoup de mal, je n'arrivais plus à écrire, j'étais très fatiguée, je me tenais à mes copines, aux murs, aux rambardes enfin à tout ce que je pouvais pour marcher, je me prenais des murs quand je marchais le soir pour arriver à ma voiture tellement je zigzaguais ! Après un week-end éreintant, où je suis tombée à plusieurs reprises par manque de force dans les jambes, je décide de réagir.

Dès le lundi 4 novembre je décide, après l'école et une visite chez l'ophtalmo, d'aller aux urgences. Le médecin urgentiste m'examine et me dit de revenir dès le lendemain pour faire un scanner cérébral. Rendez-vous donc de bon matin, à 8 heures, pour un scanner cérébral qui ne révèlera rien. Cependant, je dois voir une neurologue. Je patiente donc 12 heures pour qu'elle m'annonce après examen qu'on va me faire une IRM cérébrale jeudi pour en savoir plus mais elle me dit qu'au vu des symptômes que j'ai, l'irm révèlera si j'ai une inflammation ou peut-être une tumeur. Jeudi, l'irm montre des taches sur mon cerveau, on m'annonce pour la première fois la possibilité que j'ai une sclérose en plaques mais je dois patienter une semaine pour faire une irm médullaire qui confirmerait cela. Le jeudi suivant cela y ressemble bien. On me parle donc d'une hospitalisation pour faire d'autres examens approfondis tel que celui de la ponction lombaire. Je suis donc hospitalisé le 14 novembre où l'on me fera cette ponction le soir même, en commençant à me préparer à l'idée que je puisse avoir cette maladie. Résultat, je suis restée deux semaines avec des flashs de corticoïdes pendant 9 jours, et je viens de passer deux semaines en hôpital de rééducation, je dois y retourner le 15 janvier pour deux semaines encore…

Voilà tout s'est enchaîné très rapidement, j'ai accepté la maladie dans le sens où je me dis que je n'ai pas le choix et que je dois faire avec toute ma vie et que j'aurais pu avoir pire… D'autant plus que ma famille me soutient et surtout mon conjoint qui m'a prouvé par sa présence tous les jours à mes côtés à l'hôpital que je pouvais compter sur lui (je n’en doutais pas hein !) et que notre amour était plus fort que cette maladie.

Du moins je l'ai accepté jusqu'au moment où elle ne m'empêchait pas de faire mes projets et qu'elle ne dérangeait que moi, alors que là, je dois mettre mon année d'école de côté. J'avais prévu de faire un bébé à la fin de cette formation car tout s'était mis en ordre dans ma vie pour et surtout que cela faisait un moment qu'on le désirait. Mon entourage doit s'adapter à moi, faire des choses à ma place quand je suis fatiguée alors que j'ai la volonté de faire les choses mais mon corps ne suit pas, je n'ai pas fait de cadeaux cette année alors que tout le monde m'en a fait… C'est peut-être des détails, et des choses "normales" lorsque l'on a cette maladie mais je ne m'y fais pas, je la trouve contraignante et injuste donc j'ai du mal à y trouver du positif…

Désolé j'ai écrit un roman pour ne pas dire grand chose au final mais j'avais envie de le dire à qui veut bien le lire :)

Bravo à tous j'espère penser comme vous d'ici quelque temps… »

Par Tcham.

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Rediffusion du 27/01/2014.

25 commentaires
08/04/2020 à 11:47 par Tcham
Mieux vaut tard que jamais...

Bonjour Léa, je ne sais pas si tu verras ce message.

En effet, je viens de me souvenir de ce témoignage que j'ai fait il y a maintenant plus de 6 ans....

Et je découvre ton commentaire auquel je tiens à répondre tout de même malgré le (grand) retard car tu as pris le temps de me lire et de m'écrire et je t'en remercie.

Toujours est il que j'espère que ton état d'esprit a changé depuis...
Ca a été le cas pour moi, et j'ai également vu une psy qui je pense m'a beaucoup aidé dans cette acceptation.

Il y a évidemment des jours où cela ne va pas fort mais dans l'ensemble je me suis habituée à vivre avec elle.

Je te souhaite une bonne continuation en espérant de tout coeur que ca va pour toi.

28/02/2018 à 15:01 par Léa
Je ne suis pas d'accord avec tout ce qui c'est dit, les anti dépresseurs ne sont pas indispensables, tout dépend de chacun. Pour ma part j'ai eu un diagnostic début 2017 et je l'ai plutôt bien vécu en me disant que je devais vivre à 100 % profiter des bons moments, être positive etc. Et en septembre j'ai eu un gros coup de mou, je suis allée voir un psy (j'y vais toujours). Il m'a expliqué que mon corps avait du mal à tout digérer et que j'ai eu les émotions négatives (normales) après coup. Mais comme toi j'ai l'impression de ne pas arriver à passer à autre chose, de rester sur l'étape de "gnagnagna je mérite pas, pourquoi moi, je veux pas" alors que j'aimerai VRAIMENT passer à autre chose, je sens bien que rien de bon ne sort de cet état d'esprit. Mon psy m'a dit aussi que comme c'est une maladie dégénérative, on ne l'accepte pas en une fois comme un deuil par exemple. On accepte le diagnostic. Puis on accepte une pousse. Puis on accepte les douleurs. Accepter ne veut pas dire être d'accord mais vivre simplement avec. Et apparemment dans ce cas là on risque d'être toujours + ou - dans ce processus délicat de l'acceptation. Ca fait chier mais autant le savoir, non ? Je t'envoie du courage. Perso j'ai lu beaucoup de livres et de témoignages sur la SEP celui qui m'a le plus aidé c'est celui de Marine : SEPER héros qui est sorti cette année.

17/03/2014 à 16:07 par Gattet Ventura carole
Tu déconnes, là,, Tcham. Personne n'aime prendre des médicaments mais après l'annonce d'une maladie comme la SEP et la prise de Rebiff, les antidepresseurs sont indispensables. Saches qu'il n'y a pas de dependance aux antidepresseurs, tu n'est pas obligé d'augmenter la dose sans arret. De plus, les antidepresseurs ne sont pas des anxiolytiques, ils n'abrutissent pas !!!!! Il suffit d'un comprimé le matin et la vie te semblera plus facile à supporter. Allez, choisit de moins souffrir psychologiquement et tu seras plus à meme de supporter les putains de douleurs des jambes que je connais trop bien....
Carole

17/03/2014 à 14:50 par Tcham
Salut Toscane,
déjà merci pour ton message d'encouragement,
mais je suis navrée tout le monde ici m'encourage, je ne veux pas faire la "malheureuse" (car nous sommes tous dans la même situation) mais j'arrive pas, j'arrive pas a voir le côté positif ou du moins a être optimiste je vois le mal partout, c'est dernier temps je ne me supporte plus, dès que j'ai une douleur au dos,jambes,têtes ou autres car j'en ai déjà marre...
Et j'ai beaucoup de mal a me dire que c'est ma nouvelle vie, j'en veux pas et je ne veux pas être comme ça et de savoir qu'on a pas le choix...c'est frustrant.
Merci encore de ton encouragement et désolé j'espère que tu ne prends pas cela comme du déni j'écoute et prends en compte tous les conseils et encouragements qui me sont donnés ici mais c'est pas facile de passer à un autre cap...

17/03/2014 à 14:37 par Tcham
Mais n'est ce pas un cercle vicieux?
On est malade et à cause de cela on est pas bien et pour s'en sortir on doit prendre des antidépresseurs?
J'ai peur d'être dépendante aux médocs...j'ai augmenté depuis peu mes gouttes de Rivotryl car je souffre beaucoup au niveau des jambes et elles sautent énormément mais j'étais pas du tout pour tellement j'appréhende d'être dépendante d'un médicament...

06/03/2014 à 16:21 par Toscane
Bonjour Tcham,
Quel joli prénom. Que te dire ? J'ai une SEP, sclérose en plaques (moi non plus je n'aime pas SEP), depuis 14 ans. Je suis sous Gylenia. J'ai eu beaucoup de mal à accepter le diagnostique. Je pleurais souvent. J'ai refusé tout traitement pendant 10 ans. Je me disais ; "Je ne suis pas malade, je vais bien. Tout va s'arranger". Le danger est que si tu es trop dans le déni, tu vas occulter cette maladie, ne pas écouter ton corps, et tu DOIS le faire. Ne pas avoir honte de tes faiblesses, de ta grosse fatigue. Quand je suis tombée malade, ma deuxième fille était très jeune. J'ai deux filles de maintenant 26 et 22 ans. J'ai pu m'occuper d'elles avec l'aide de mon mari. Ce n'est pas si "dur" que cela. La sclérose en plaques ne t'empêchera pas d'avoir des enfants. Tu apprendras petit à petit à vivre avec elle et parfois contre elle. Je suis encore parfois en colère. C'est normal, c'est vital. On trouve la vie injuste. Je n'ai pas fait le deuil de mon "ancienne" vie, j'en vis une nouvelle, jour après jour. Tu vas apprendre avec le temps à relativiser les choses. Pas demain, dans quelques temps. Je prends un anti dépresseur. Je ne voulais pas au début, mais crois moi, ça aide. Un léger, qui te sorte un peu de tes idées noires. Fais attention à toi, écoute ton corps. De cette maladie, fais en une force. Mais pour ma part, je n'irai pas faire l'ascension de l'Everest sous prétexte que je veuille prouver qque chose. Mais j'admire ceux qui dépassent la maladie. Tu traverseras des moments durs mais très beaux auusi. Profite de la vie telle qu'elle se présente à toi maintenant. Tu vas y arriver, ça va aller. Tu vas vivre ta vie, avoir des enfants et un boulot. Bon courage à toi et à ton conjoint. Ne cache pas tes moments de faiblesse.
Je me permets de t'embrasser bien fort.
Toscane.

04/03/2014 à 10:17 par Gattet Ventura carole
Bonjour, pour moi l'antidepresseur est vital......de toute facon, le neuro me l'avait mis d'office avec le Rebif. Encore bon courage à toi, tu vas trouver...
Carole

04/03/2014 à 10:02 par tcham
Coucou Carole,
Non elle me n'en a pas parlé à part des effets secondaires d'états grippaux.
Mais une voisine de chambre que j'ai eu m'en a parlé...
J'ai des problèmes de foie apparemment du au Rebif donc on a diminué la dose pour le moment mais c'est vrai que je ne me vois pas non plus changer de traitement mais je n'ai pas envie de prendre des antidépresseurs non pas que je ne veuille pas m'en sortir mais je suis pas trop pour ce genre de médoc donc bon faudrait que je trouve autre chose qui me fasse sortir du trou dans lequel je m'enfonce petit à petit...

04/03/2014 à 09:52 par tcham
merci de ton encouragement j'espère tant que tu aies raison que cela va avancer mais positivement...

18/02/2014 à 09:15 par Gattet Ventura carole
Bonjour Tcham,

Ton médecin a du te dire que le Rebif entraîne souvent une belle dépression. Pour ma part ça ete terriblle : crise d'angoisse, crise de panique, anxiete. J'étais au fond du trou. Comme je n'avais pas le courage de recommencer avec un autre traitement, j'ai insisté avec le Rebif et, bien sur, les antidepresseurs. au bout de quelques mois les symptômes dépressifs se sont attenues.

Ça va aller, tu verras....

Carole

17/02/2014 à 23:47 par tcham
Merci pour ton message j'espere que ca va mieux pour toi...
Moi cela ne fait qu'empirer les médecins trouvent que j'ai un syndrome anxio-dépressif (j'pense qu'ils ont raison d'ailleurs), j'entame mon 3ieme mois de Rebif pas d'effets secondaires mais tous les soirs j'ai d'énormes douleurs dans le dos et les jambes en plus d'une forte spasticité ce qui fait que je dors beaucoup...et oui mon frigo est vide car je ne touche que 300€ par mois depuis le mois de novembre où cette saleté est venue dans ma vie d'autant que mon conjoint s'est fait licencié...
Donc j'ai beaucoup de mal à positiver à me dire que ca va aller, cette maladid est en train de me bouffer autant moralement que physiquement et j'ai pas la force de me battre contre elle...

03/02/2014 à 09:57 par vlahiss
Je ne suis pas sûre qu'il y est un déclic, juste la vie qui avance comme pour chaque chose. On m'a toujours dit "petit à petit l’oiseau fait son nid" et les idées aussi.
Si tu as envie de discuter : vlahisse@gmail.com

02/02/2014 à 21:02 par Émilie
Faut vivre au maximum en harmonie avec notre colocataire.
Ça fait 8 ans et demi avec des périodes plus compliqué comme en ce moment où grosses douleurs neuropathique dans la jambe alors je suis très désagréable avec mon ami et mon fils de 4 ans. Mais j'y peux rien. C'est la vie. C'est ni injuste ni révoltant. Je me dis que ça ira mieux demain des jours meilleurs vont arriver. Ne culpalise pas ça te fera plus de mal. Fais ce que tu peux. Et si ton ménage ton frigo est vide....c'est pas grave.
Courage

28/01/2014 à 22:07 par Tcham
Merci Mel pour ton message d'encouragement,
mais comme tu le dis si bien ce sont des souvenirs...
cela signifie que tu gardes en mémoire la personne que tu étais mais que tu n'es plus aujourd'hui, non?
A vrai dire je suis perdue je ne sais plus quoi en penser ni comment réagir face à cette maladie...

28/01/2014 à 11:33 par Mel
Bonjour Tcham et merci pour ton témoignage qui me touche énormément.
Nous sommes tous différents face à la Maladie et à cette cochonnerie qui nous plaque contre terre.

Le temps est long lorsque l'on est pas bien... je comprends ton manque d'énergie vitale.

Affronter la Maladie, c'est aussi la vivre avec.
Je pense personnellement qu'il ne faut pas faire le deuil de ce qu'on a été... pourquoi? parce que c'est aussi NOTRE VIE.
Je me souviens de mes randonnées où j'étais la 1ère à gravir les monts et "merveilles" sans faiblir, sans fatigue.
Aujourd'hui c'est différent, je fais aussi autre chose.... mais en aucun cas j'oublie ce que j'ai vécu.. Non.. je ne peux pas. c'est en moi, ce sont mes souvenirs.

Ta famille est avec toi, ton conjoint aussi. J'ai envie de dire que tu as de la chance... Sois heureux avec eux et je te souhaite un courage à reprendre une "VIE-TA-MINE" de coeur

Bien à toi,
Mel

27/01/2014 à 15:04 par Tcham
"Faire le deuil de la personne que l'on a été" , tu m'as mis les larmes aux znoeils Carole (merci hein lol).

C'est en lisant cette phrase que je viens de prendre conscience que c'est tout à fait ça!!
Et je pense que c'est cela qui me fait mal, que je ne suis pas du tout prête et surtout que je ne veux pas être une autre personne au contraire je veux être comme avant!!!

Merci en tout cas Carole de ton soutien

27/01/2014 à 14:57 par Tcham
Merci Marie France, mais malheureusement c'est ce que je fais ( hors de ma volonté) de pleurer, tout va bien mais dès que j'en parle un peu je ne fais que pleurer et c'est ça qui m'agace c'est que je n'arrive pas à passer au dessus de cela j'arrive pas à faire face comme vous tous et je sais pas comment je vais y arriver si justement je ne broie que du noir et que je crie désespoir sans cesse j'ai l'impression que cela attise davantage ma haine envers ce qu'il m'arrive et que c'est un cercle vicieux...

27/01/2014 à 13:54 par carole
Bonjour Tcham,

Tu sais, il n'y a aucune solution miracle pour retrouver une pensée positive et de l'espoir dans l'avenir. Comme on dit, il faut laisser le temps au temps. Vivre avec cette maladie c'est faire le deuil de la personne que l'on a été et, un travail de deuil c'est long et douloureux. Petit à petit, tu vas te reconstruire une nouvelle vie avec cette saloperie de SEP, ce ne sera jamais facile, tu en auras souvent marre mais tu vas continuer à avancer pour ton compagnon et pour le bébé qui viendra, quand tu te sentiras prete....

27/01/2014 à 13:51 par LOUBET Marie France
Tout ce que tu écris est bien normal, ni positif, ni négatif, juste la réalité : la peur, la perte totale de repères, l'injustice, etc….
Cela fais 10 ans que je suis diagnostiquée et 20 ans que j'ai la SEP (c'est plus court à écrire) et j'ai toujours des pensées semblables aux tiennes. Dans mon malheur, la chance que j'ai eu c'est d'avoir vécu jusqu'à 40 ans tranquille donc une grande injustice en moins sur toi et tous ceux qui sont vraiment trop jeunes pour subir cette maladie.
Après comme tu dis , on est obligé de vivre avec alors pour ne pas laisser cette maladie tout gagner, se construire une vie autrement et accepter (à contre coeur) ces handicaps, c'est marquer des points contre la SEP, c'est tout.
Mais 6 mois, c'est trop court pour être dans cet état d'esprit, l'annonce de cette maladie est trop fraiche alors c'est le moment de la colère (et il y a de quoi), c'est le moment où on se dit que cela n'est pas possible et que tout va revenir comme avant, c'est juste un cauchemar (même après 5 ans de maladie, tu peux encore penser cela alors tu vois !) enfin bref, cries ta haine et ton désespoir, c'est déjà mieux que tout garder pour toi !
On te comprend, alors tu peux y aller avec nous, sors de toi cette colère devant ce chaos qui est en toi en ce moment, pleures, frappes et fais le tout le temps que tu en auras besoin !
J'espère qu'après tu arriveras à une autre étape plus constructive et en attendant, courage, plein de courage !

27/01/2014 à 12:57 par Tcham
Bonjour Sonrel Francoise,
Courage à toi aussi j'espère alors que tu trouveras la solution pour l'affronter!
Je ne sais pas si tu l'as déjà fait mais pourquoi pas témoigner aussi? Je ne sais pas si je serais la mieux placé pour t'aider mais je pense que beaucoup de personnes ici seront là.

27/01/2014 à 12:52 par Tcham
Coucou Sophie,

Merci de ton message, j'aimerais y croire mais regarde je sors vendredi d'une hospitalisation où j'étais en rééducation, ma voisine avait 10 de sclérose en plaques derrière elle...
Elle m'expliquait qu'elle n'avait pas d'enfant car elle ne s'en sentait pas la force car la maladie prenait trop régulièrement le dessus...bien sur elle m'a expliqué que cela dépendait de chaque personne...

Mais comment se projeter à nouveau, faire des projets de bb lorqu'on est de le flou? On ne sait pas ce que notre vie ou du moins notre corps nous réserve? Moi j'y arrive pas en tout cas.

Désolé je ne veux pas paraitre ronchon face à vos messages bien au contraire je les prends les écoute et aimerait agir en conséquence mais j'ai pas la clé pour...

27/01/2014 à 12:47 par Sonrel francoise
Courage
Je suis dans le même état d esprit que toi
J ai appris cette mauvaise nouvelle en août
Il y a cinq ans on m a parle d inflammations
Et je n'a i eu aucun signe externe
La bête se cachait mais était la

27/01/2014 à 12:45 par Tcham
Bonjour vlahisse,
Merci de ton commentaire, de ton encouragemment mais une fois de plus je suis encore dans un état d'esprit changeant...

-Je me rends compte que oui cela donne un peu d'espoir de témoigner et d'avoir en plus des réponses encourageantes

-D'un autre côté dès que je reviens à la réalité c'est dur, ma réalité c'est que j'ai plus de formation, donc plus de projet de bb, et par dessus le marché je touche 300euros par mois depuis que je suis en arrêt à cause de cette chose.

Je ne veux pas faire la malheureuse dans le sens où j'ai conscience qu'on a tous la même chose voire peut etre pire pour certaine personnse et que vous êtes sans doute tous passés par des situations semblables et je te remercie de m'encourager et je ne dénie en aucun cas ton message mais j'aimerais seulement comprendre, savoir c'est quoi qui fait le déclic? Comment on passe de "j'en ai marre c'est à cause de cette maladie que ...etc" à " grâce à cette maladie j'ai accomplis ...etc"

27/01/2014 à 11:30 par sophie
Ne t en fait pas c est tout a fait normal d être en colère, cette maladie est une saloperie injuste, encore plus quand on est si jeune...on ne l accepte jamais, mais on apprend a vivre avec elle mais il faut du temps...c est avec cette colère que tu pourras lui tenir tête, enfin en tout cas c est comme ca que ca c est passé pour moi, mais il a fallu 4 ou 5 ans. Ton témoignage n a rien d égoïste, nous avons tous en nous cette colère mais on la garde pour soit.
Courage et ne renonce a aucun projet, surtoutpas a celui de faire un enfant.
Sophie

27/01/2014 à 10:40 par vlahisse
Bonjour!

Si je puis me permettre ton témoignage n'a pas à être positif ni encourageant. Témoigner c'est aussi pour soi qu'on le fait ou peut être même surtout plutôt que aussi!

Tout le monde te semble heureux ici mais il n'y a pas que des témoignage positif et en ce qui me concerne même si oui je peux paraitre heureuse, cela ne m’empêche pas de trouver cette maladie très dure à vivre et la vie en général compliquée!

Pour toi ton diagnostic est très récent. Tu en souffres beaucoup. Ta vie change et tu as du mal à accepter les changements que tu perçois pour toi et ton environnement. (enfin de ce que j'en perçois) Je pense que tu ne peux pas demande pas à ton corps à ton esprit qui a 25 ans de vie à s'habituer aux changements qu'elle qu'ils soient en 6 mois. Au bout de cinq ans de maladie lorsque j'ai dis à je ne sais plus quel médecin que je regrettais les choix que j'avais fait parce que je n'étais pas arrivé à m'adapter assez vite, il m'a dit mais 5 ans c'est court c'est normal qu'il faille du temps. Alors 6 mois imagine!

En tout cas je te souhaite plein de courage même si comme dirait ma meilleure amie, ça ne t'avances pas beaucoup!

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