« Bonjour,
J’ai 44 ans, mon diagnostic a été posé il y a 3 ans lors de la première poussée.
Il n’y a pas eu d’errance thérapeutique. J’étais infirmière, j’ai reconnu tout de suite le premier symptôme : des paresthésies (des fourmis) persistantes dans tout le membre gauche.
Je me suis réveillée un jeudi matin avec ces fourmis et elles ne partaient pas. Lors de mon cursus scolaire, j’avais fait un stage en neurologie et, en tant qu’étudiante, j’avais posé une perfusion de corticoides à une personne qui était en train de faire une poussée.
J’avais demandé à cette personne quel avait été son premier signe et elle m’avait dit des fourmis dans la jambe.
Donc pour moi, ça ne faisait aucun doute.
Trois jours après après l’apparition des fourmis, j’ai consulté mon médecin traitant, qui n’y voyait pas le signe d’une sclérose en plaques.
Mon médecin avait 72 ans et, à l’époque de ses études, les paresthésies n’étaient pas un signe d’entrée dans la maladie.
Une semaine après cette consultation, soit 10 jours après le début du premier symptôme, je me suis rendue aux urgences en insistant lourdement pour avoir une IRM.
Au début, l’urgentiste ne voulait rien savoir, il me disait que mes symptômes étaient subjectifs et non objectifs.
Cependant, face à mon insistance, il a appelé le neurologue référent pour la sclérose en plaques de l’hôpital, qui a confirmé qu’il vaudrait mieux passer une IRM.
J’ai donc eu droit à une IRM du cerveau en urgence qui a révélé des lésions anciennes et des lésions actives de la sclérose en plaques. J’ai été hospitalisée en neurologie le jour même et le neurologue a posé le diagnostic.
Le lendemain, j’ai passé une IRM de la moelle épinière qui a aussi révélé des lésions actives et des lésions anciennes.
S’en sont suivis trois jours de corticoïdes à l’hôpital, puis je suis rentrée chez moi, persuadée que j’allais aller mieux grâce aux corticoides. Ce n’a pas été du tout le cas, mes symptômes se sont amplifiés pendant un mois et c’était vraiment horrible en termes de douleurs et de fatigue.
J’aimerais beaucoup savoir si vos cures de corticoïdes ont rapidement amélioré les symptômes d’une poussée.
Puis j’ai eu un traitement de fond : Cladribine®.
Depuis, pas d’autres poussées, mais des séquelles en termes de douleurs, de fatigue, de fatigabilité et de faiblesse musculaire dans les jambes.
Mon neurologue m’a dit que je pouvais continuer mon travail alors que j’en suis incapable, je n’arrive pas à rester debout longtemps, je fatigue très vite et je suis à fleur de peau nerveusement.
Je suis encore assez effarée par l’absence de prise en charge paramédicale. Il ne m’a pas été conseillé, par exemple, de faire de la kinésithérapie alors qu’aujourd’hui, je pense que c’est essentiel.
Je connais le milieu médical et, malgré cela, je reste choquée par le manque de prise en compte des ressentis et par le fait que l’on me dise que tout va bien, uniquement parce que l’IRM ne révèle pas d’autres poussées actives. »
Par Valérie.
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Si cela peut vous rassurer ma cure de cortisone n’a pas amélioré mes symptômes il m’a fallu quelques mois mais mon neurologue ne m’a pas laissé comme ça j’ai eu pendant trois mois après de la cortisone en cachet en baissant la dose tous les 15 jours .
Je suis étonnée que vous n’ayez pas de séances de kinésithérapie car c’est essentiel pour renforcer les muscles à raison de deux fois par semaine.
Avez vous un anti douleur ? Pour ma part j’ai du laroxyl tous les soirs qui rend mes douleurs supportables et j’ai aussi un tens c’est de la neuro stimulation qui permet aussi d’atténuer les douleurs . Vous pouvez vous en faire prescrire un par votre médecin traitant et vous le louez à la pharmacie.
J’étais comme vous épuisée et incapable de ne rien faire mais je me suis mise au sport et je vous assure que ça a littéralement changé ma vie même si j’ai dû me faire violence pendant quelques mois .
Je prends beaucoup de compléments alimentaires tel que du magnésium , co enzyme q10 , omégas 3 , collagène , créatine , glycine et vitamine d tous les matins et vraiment c’est formidable .
Je sais que ce n’est pas facile mais essayez d’être positive car le moral joue beaucoup sur notre maladie et plus on est négatif et moins on va
Je vous envoie tout plein de courage