« Bonjour,
Moi, c'est Ludivine. J'ai 40 ans depuis peu.
Après une longue errance médicale, on m'a enfin diagnostiqué une sclérose en plaques de forme primaire progressive.
J'ai, dans un premier temps, accueilli le diagnostic avec soulagement… Puis, quand j'ai vraiment réalisé, ça a été le début d'une descente aux enfers.
Je le vis mal, vous l'aurez compris.
Mes premiers symptômes ont commencé en été 2018.
J'ai mis ça sur le compte de la chaleur. Mais, petit à petit, mes symptômes se sont installés jusqu'à me gêner dans mon quotidien. Problèmes de marche, besoin de m'étirer systématiquement quand je changeais de position, fatigue inhabituelle, difficulté à monter les escaliers, vessie capricieuse voire incontrôlable… et d'autres symptômes bien trop gênants pour en parler…
Mon médecin de ville ne m'a pas crue. Il a réussi à me convaincre que c'était psychologique et j'ai consulté !
Le premier neurologue que j'ai rencontré ne m'a pas crue non plus. Les IRM ne montraient rien. J’ai abandonné et j'ai sombré dans la dépression.
Je ne pouvais plus conduire et mon périmètre de marche s'était fortement restreint. Les chutes étaient nombreuses. Ça a mis mon couple en péril, je me suis isolée et j'ai tourné le dos à mes amis.
En 2022, je suis retournée consulter le neurologue. Je l'ai supplié de m'aider.
Il n'était toujours pas convaincu mais il m'a tout de même redirigée vers un autre neurologue en centre hospitalier pour faire des potentiels évoqués (activité électrique du système nerveux).
JACKPOT ! Si j'ose dire… « Vous êtes malade, il faut vous hospitaliser pour faire une ponction lombaire ».
J'ai été hospitalisée au CHU de Lille. Une équipe formidable et un personnel bienveillant m'ont prise en charge. Ils m'ont écoutée et ils ont entendu ma détresse.
Ils ont cherché, ils ne m'ont pas renvoyée chez moi sans scrupule.
Ils ont relu les premières IRM et ont constaté qu'elles n'avaient pas été lues correctement car, en réalité, il y avait bien des lésions (cérébrales et médullaires).
La ponction lombaire a confirmé le diagnostic.
J'ai beaucoup pleuré, de soulagement au début, puis la colère s'est installée… ensuite, la peur.
C'est encore difficile aujourd'hui. J'ai eu beaucoup de mal à l'accepter. Il y a encore quelques mois, je n'y croyais toujours pas. Je redoutais qu'on me redise que c'était psychologique et qu'on me laisse de nouveau tomber.
C'est encore récent. Les choses se mettent en place, tout doucement. On s'adapte. JE m'adapte. J'ai la chance de travailler dans l'entreprise de mon compagnon et de pouvoir adapter mon emploi du temps. J'ai aussi la chance d'être prise en charge par une bonne équipe, attentive et bienveillante.
Il y a des jours avec et des jours sans. La sclérose en plaques est capricieuse. J'apprends tout doucement à m'écouter et à vivre avec. Le regard des autres est encore difficile (je me déplace avec une béquille), mais j'y travaille.
Voilà, il y aurait encore beaucoup à dire…
Merci à toi qui me lit et courage dans ton combat ! »
Par Ludivine.
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Depuis mars des symptômes similaires aux votre que je peux lire dans vos récit, au début rien d’inquiétant je n’y prête pas attention puis au fur et à mesure des mois les symptômes s’aggrave (pertes de force, pertes de sensibilité, migraines, fatigue ) je décide de consulter mon médecin généraliste mais sans réponse car diagnostique neuro correct même si examen de "touche/pic" pas super mais je continue donc ma vie travail, famille, sortie mais toujours avec quelques symptômes qui reviennent de temps en temps.
Au mois de juin grosse migraine je ne sens plus mon côté gauche et fatigue extrême je décide donc de reconsulter mon médecin cette fois-ci elle décide de me prescrire une irm, rdv 1 mois après je fais mon irm je rentre chez moi et continue ma vie puis quelques jours après je reçois les résultats, ma médecin qui m’appelle 1h après en me demandant de venir directement après le travail. Arriver au médecin elle me dit que mon irm est pas bonne ! CONCLUSION :
Anomalies de signal de la substance blanche supratentorielle devant faire organiser un avis spécialisé neurologique, argument complémentaire en faveur d'une pathologie démyélinisante.
Elle me dit qu’elle a déjà appeler le chu de ma ville et qu’ils vont me rappeler ce soir ou demain pour me faire hospitaliser, ils m’appellent le soir même en me disant qu’ils ont un lit et que je peux venir. J’arrive le soir vers 21h je vois une neurologue j’explique mes symptômes elle me dit que l’ont feras des examens le lendemain matin. Lendemain matin prise de sang puis j’attend loin de ma famille , de mon petit garçon mais rien pas d’examens complémentaire (je n’ose pas forcément demander quand est ce que ont allait me faire mes examens) donc juste une prise de sang pour ce jour là et puis la nuit passe toujours avec mes symptômes et le lendemain la neurologue viens me voir " vous pouvez rentrer chez vous, vous n’avez rien ce n’est pas la sep"
Perdu je ne comprends pas mais je rentre chez moi j’appelle ma médecin elle ne comprends pas non plus me dit que c’est pas normal qu’ils devaient avoir besoin de place et étant jeune (sûrement la plus jeune du service) ils m’ont fait sortir moi !
Après ça 1mois après rdv avec cette même neurologue, encore des questions je re explique tout ce qu’il c’est passer c’est derniers mois. RÉPONE LA NEUROLOGUE : c’est dans votre tête vous n’avez rien vous devriez changer de travail !!! Complètement perdu je sors de ce rdv horrible sans réponse sans diagnostic sans RIEN ! Nous sommes en août.
Depuis ce rdv symptômes qui s’aggravent, impossible d’ouvrir une bouteille car plus de force, tremblement mains et jambes, peur de descendre des marches car j’ai l’impression de plus sentir mes jambes, crises tous les mois avec grosses migraine, mal derrière les yeux depuis environ 1 mois mais toujours aucune explication, toujours pas de diagnostique, arrêt de travail tous les mois car travail physique et impossible de rester debout trop longtemps.
Voilà 22 ans, laisser dans le floue, vie de famille compliqué, travail compliqué mais c’est dans ma tête…
* désolé pour ce grand texte